Bio & Actus

Je m’appelle Blandine Faure. Je suis photographe argentique, auteure, et professeure de yoga.

En 2021, j’ai eu un cancer du poumon métastatique, stade 4. J’avais 36 ans, deux filles de 2 et 6 ans, et aucun facteur de risque. Après quelques mois de traitement, j’ai fait un choix que personne autour de moi ne comprenait : j’ai arrêté. Pas par désespoir — par conviction profonde que quelque chose d’autre était possible. Les examens qui ont suivi ont montré l’extinction complète des foyers tumoraux.

Je suis toujours là.

Ce n’est pas une histoire de miracle. C’est une histoire de regard.

Avant la maladie, je regardais le monde à travers un objectif depuis l’âge de 13 ans — pour me prouver que j’existais, pour fixer ce qui m’échappait. Après, quelque chose a changé. Ce n’est plus moi qui fais les photos. C’est la vie qui se photographie à travers moi.

Depuis, je travaille avec l’autoportrait argentique comme pratique de présence — pas pour faire de belles images, mais pour habiter ce corps revenu de loin. Ces séries ont été exposées à Thonon-les-Bains et Samoëns. Les prochaines expositions sont prévues en octobre 2026 à Anthy sur Léman, puis à Évian en nov-déc 2026. Un livre manuscrit paraîtra en septembre 2026, et un livre photographique début 2027.

En 2022, j’ai traversé l’Atlantique à la voile avec ma fille de 3 ans et son père. En 2025, mon livre Je me suis vue n’être paraît — le récit de ce dépouillement, de la Terre au Feu, de l’Eau à l’Éther.

Et parce que ce que j’ai traversé ne m’appartient pas uniquement, j’ai créé Je suis toujours là — un programme en 8 semaines pour les femmes en rémission ou sortie d’une maladie grave, qui ne se reconnaissent plus et cherchent quelque chose de réel pour revenir à elles-mêmes. Par le yoga, l’autoportrait, et le récit de soi.

Je vis en Haute-Savoie, entre lac et montagne, avec mes deux filles.

J’exerce aussi l’art de la photographie lors de :

  • séjours que j’organise pour les femmes,
  • shootings avec les familles, femmes enceintes, artistes, artisans, entrepreneurs
  • mariages,
  • retraites spirituelles,
  • ou encore pour des marques de lingerie, vêtements ou bijoux.

Actualités & Événements

Autoportrait argentique

Exposition Metastasis, par Blandine Faure

SYNOPSIS. METASTASIS, du grec ancien changement, déplacement.

Du 1er au 31 octobre 2026
La Rmize
Pôle Ressourcerie du Chablais –  19 rue de l’Impériale, Anthy-sur- Léman (74)

Du 1er novembre au 20 décembre 2026
Maison pour Tous
4 avenue Anna de Noailles, Évian (74)

Ma vie a basculé grâce à maladie. Mon regard s’en est trouvé bouleversé. Sur mon corps, bien sûr, mais aussi sur ma raison d’être, mon histoire, mes liens. Tout mon rapport au monde s’est transformé. La photographie est alors naturellement devenue mon médium privilégié pour témoigner de cette renaissance.

En avril 2021, à 36 ans, maman solo de deux jeunes enfants, j’ai reçu le diagnostic d’un cancer du poumon métastatique, avec des tumeurs dans plusieurs os. Tout s’effondrait, je ne tenais plus debout, pourtant cette chute brutale ne fut pas fatale. Le cancer m’a offert une autre vision du monde. La première réponse, conventionnelle, fut celle d’un traitement par thérapie ciblée prescrit à vie. Toutefois, portée par une force intérieure indescriptible, j’ai rapidement fait le choix de l’arrêter. La tumeur disparut, les os se régénérèrent. Une renaissance. Un miracle, disent certains. Pour moi, ce fut un appel profond à vivre – autrement.

La photographie s’est imposée comme le langage de cette voix intérieure — la « tu meurs » devenue « tu vis ». J’ai pu faire la mise au point sur mon passé, et surtout, poser le focus sur le présent. Aujourd’hui, je vois de la beauté partout, surtout dans l’ordinaire. Le sacré s’est glissé dans mon quotidien, qui s’est ralenti, adouci. La photographie ancre l’idée que même au cœur du chaos la lumière demeure.

À travers l’autoportrait, je dialogue avec moi-même. Je vois mon corps et ma personne qui se transforment, sujets aux émotions, aux humeurs, tout en sentant, derrière l’apparence, la puissance de l’être qui ne change jamais. Dans ce jeu entre l’apparence (la forme, le visible), et l’intériorité (le fond, l’invisible), qui requiert une présence silencieuse, la photo fixe l’instant tout en dévoilant l’éternel. J’aime me fondre dans le paysage, disparaitre dans l’image, ne faire plus qu’un avec l’environnement, pour mieux laisser émerger la vie. Cette pratique est devenue pour moi un acte de foi, de présence, d’amour. 

Les images présentées ici sont comme des traces, des éclats de vérité, peut-être des ouvertures possibles pour d’autres. Elles sont une invitation à voir — vraiment.

Un voyage en 8 semaines

Je suis toujours là

En ligne avec sessions live

10 participantes

397 EUR

Je suis toujours là.

Il y a quelque chose en toi qui n’a pas disparu pendant la maladie.

Qui regardait tout ça — les examens, les diagnostics, les nuits d’inquiétude — sans s’effondrer.

Pas indifférent. Pas anesthésié.

Juste… là.

Tu le sais. Tu l’as touché au moins une fois.

Et maintenant que la tempête s’est calmée, tu te retrouves dans une vie qui ressemble à la tienne — mais tu cherches encore ta place dedans.

Tu te caches sur les photos de famille. Tu souris quand on te dit que tu es courageuse. Tu fais comme si tu étais revenue, parce que c’est ce qu’on attend.

Quelque chose attend encore de se remettre en place.

Ce programme n’est pas là pour t’aider à aller mieux.

Parce que tu n’es pas cassée.

Il est là pour t’aider à retrouver ce qui, en toi, n’a jamais disparu — et que tu as peut-être aperçu pendant la traversée.

Pendant 8 semaines, le voyage se déroule grâce à trois pratiques simples :

💫 Le yoga — très doux, conçu pour les corps fatigués. Pas pour performer. Pour réhabiter.

📸 L’autoportrait — pas pour être belle. Pour être là, dans l’image. Pour appuyer sur le déclencheur et dire : je suis encore là.

🖊️L’écriture — pour raconter ton histoire sans en être la victime. Pour choisir ce que tu gardes, ce que tu transmets, ce que tu laisses.

Et une question traverse tout le programme.

Celle qui arrive toujours quand on se calme assez longtemps pour l’entendre.

Qui regarde ?

Je suis toujours là s’adresse aux femmes qui ont traversé une maladie grave — en rémission, en reconstruction, ou simplement en train de comprendre ce que tout ça a changé.

Pas pour tourner la page.

Pour regarder ce qu’elle contient.

8 semaines · 4 modules · 12 vidéos
Yoga · Autoportrait · Récit de soi

397€ — ou 3 × 142€

10 femmes maximum par groupe.

Je rejoins le programme

Je me suis vue n'être

sortie prévue mi-spetembre 2026

 

Il y a des livres qui parlent de la maladie. Celui-ci parle de ce qui regarde la maladie.

Je me suis vue n’être est le récit d’un dépouillement — celui d’une femme qui a traversé le deuil périnatal, deux maternités, plusieurs ruptures, un cancer du poumon métastatique stade 4, et deux ans de vie en catamaran sur l’Atlantique — pour découvrir, au bout de tout cela, que rien ne l’avait jamais quittée.

Structuré autour des cinq éléments — la Terre, le Feu, l’Eau, l’Air, l’Éther — le livre suit la trajectoire d’une conscience qui se défait de ses certitudes, de ses identités, de ses résistances. Blandine Faure ne raconte pas une guérison. Elle raconte un regard qui change.

La Terre, c’est l’illusion de la séparation — les pertes, les deuils, les relations qui se brisent, la maladie qui s’installe dans le corps comme une réponse à ce qui n’a pas été dit. Le Feu, c’est la traversée — le diagnostic, l’arrêt du traitement au bout de quatre mois, l’extinction confirmée des foyers tumoraux que personne ne sait tout à fait expliquer. L’Eau, c’est l’Atlantique — deux ans à bord du catamaran Evoluzione, les traversées, les escales, les tempêtes intérieures et les apaisements. L’Air, c’est le retour — à la terre, au corps, à la simplicité du quotidien. Et l’Éther, c’est ce qui demeure quand tout le reste s’est effacé.

Ce livre pose une seule question, de la première à la dernière page.

Qui regarde ?

Puisqu’on peut se voir soi-même, qui voit ? Puisqu’on peut observer ses pensées, ses émotions, ses peurs — qui est ce témoin qui ne bouge pas ? Je me suis vue n’être est la réponse vivante à cette question — non pas formulée en concepts, mais vécue dans la chair, dans la mer, dans la lumière d’une chambre de catamaran au milieu de l’Atlantique.

Blandine Faure est photographe argentique, auteure et professeure de yoga. Je me suis vue n’être est son premier livre.